
Notre Projet

Que proposons-nous ?
Nous proposons de créer, le long du littoral méditerranéen, plusieurs espaces de repeuplement et de nurseries marines. Chacun d’eux serait composé de deux zones :
- La nurserie : où toutes les formes de pêche seraient interdites. Elles pourraient, notamment, couvrir les petits fonds côtiers et littoraux qui constituent des zones de reproduction privilégiées des poissons, dans l’espace entre 0 et 40 mètres de profondeur.
- Le vivier : où seule la pêche professionnelle des « petits métiers » serait autorisée. Toutes les autres formes de pêche y seraient interdites. Les pêcheurs professionnels pourraient ainsi bénéficier directement de leurs efforts de protection.
Au-delà de ces deux zones, les effets de repeuplement marin pourraient bénéficier à tous, en particulier à la pêche de plaisance.
Quel intérêt pour moi ?
Que vous soyez pêcheur, élu local, professionnel du tourisme, habitant du secteur, plaisancier, plongeur ou simple amoureux du littoral méditerranéen, ce projet vous concerne ! Il vise à préserver sans priver.
En effet, dans ces zones, l’espace marin resterait ouvert à toutes les activités qui s’y développent d’ores et déjà : baignade, plaisance, plongée sous-marine… pour développer la connaissance des espaces marins protégés et susciter le soutien et l’adhésion. On ne protège vraiment que ce que l’on connait.
La présence humaine est aussi un atout contre le braconnage et il ne sera pas possible de protéger efficacement les espaces marins littoraux si ceux-ci sont interdits aux activités humaines.
Nous souhaitons, en nous appuyant sur l’expertise des collectivités, faire de ces réserves marines des éléments d’animation de la vie locale : sentiers sous-marins, classes de mer, volontariat, chartes de partenariat avec les professionnels du tourisme et les plaisanciers…


Quelle gouvernance ?
La gestion par les acteurs locaux, dans le cadre de délégations accordées par l’Etat, est une condition importante de proximité, de légitimité des réserves marines, de participation et d’engagement au niveau local.
Elle doit associer l’ensemble des parties prenantes du littoral (pêcheurs professionnels, communes et élus locaux, scientifiques, societé civile).
Elle doit également s’inspirer des experiences innovantes associant les enfants et les éleves des écoles à la decision, comme les conseils municipaux des enfants ou les aires marines pédagogiques, avec voix consultative et capacité de faire des propositions au comité de gestion.
Nous proposons également que soient mis en place des protocoles de partenariat sur la surveillance qui pourraient associer les affaires maritimes, la Marine Nationale présente sur le sémaphore du Cap Camarat, le Conservatoire du littoral qui dispose d’une compétence de sanctions des infractions sur le domaine public maritime littoral, ainsi que d’autres administrations comme les Douanes.
La prud’homie de Saint-Tropez pourrait être associée à ce protocole de surveillance.
Pourquoi multiplier les espaces marins protégés ?
Une seule réserve marine ne suffit pas pour assurer les effets de protection et de repeuplement. C’est pourquoi nous proposons de créer un réseau, un « chapelet », deréserves marines le long du littoral, d’Est en Ouest, pour profiter du courant Ligure.
